Vivre au Vieux Lyon

l'Association des Habitants de St Georges, St Jean et St Paul
"pour la sauvegarde et l'amélioration de notre cadre de vie"

Vivre au Vieux Lyon

Cour Le café du Soleil

 

Compte rendu de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 7 juin 2016

20 personnes étaient présentes ou représentées. Le quorum n’étant pas requis pour une deuxième A.G.E., l’assemblée a pu délibérer.

Un nouveau bureau a été constitué suite à la démission de la Présidente Eliane HORNUS. L’association VIVRE AU VIEUX-LYON peut donc continuer son action débutée il y a maintenant 22 ans.

         Président : M. Hervé MARTIN
         Secrétaire : Mme Joanne SAVOYE-DI-SPIRITO
         Administration : Mme BLONDET Elise
         Trésorière : Mme Marie-Thérèse BRABANT

                        La séance est levée à 20 h 15.

 

Le mot de la Présidente :

Notre association œuvre depuis plus de 20 ans à la défense des habitants du Vieux-Lyon pour leur assurer une qualité de vie mise à mal souvent par des décisions de la  Mairie ou de  la Préfecture.  C’est notre seul but.

Nous sommes à l’origine :
- d’un arrêté préfectoral de 2003 interdisant l’installation d’une licence IV (bar, pubs) à plus de 150 m d’un autre à l’intérieur du Vieux-lyon, revu récemment  à 50 m par les autorités sans consultation
- de l’organisation d’une manifestation contre le doublement des tarifs des parkings, les habitants de la Croix-Rousse nous ayant d’ailleurs rejoints. Des résultats notables ont été obtenus comme ont pu le constater tous les habitants.
- d’une pétition, qui a réuni 450 signatures, sur les différentes nuisances du quartier.
- de la suppression de terrasses centrales place du Gouvernement.
Nous faisons remonter à la Mairie les problèmes aussi divers que :
- la  propreté : rats square du Bœuf (éradiqués), poubelles rajoutées rue Saint_Jean,
- les pavés : essais de joints rue Saint-Jean (pour le moment),
- le trottoir quai Pierre-Scize pour handicapés (résolu).
Et bien sûr, nous luttons contre les nuisances sonores, aussi bien diurnes que nocturnes de certains établissements, en aidant les habitants concernés et en  signalant ces nuisances  aux autorités.
Nous luttons contre les autorisations exponentielles de terrasses données par la mairie.
Nous assistons aux réunions aussi bien avec les adjoints de la mairie qu’avec la police nationale et donnons notre point de vue.

Il ressort de tout cela que si notre ASSOCIATION disparaissait les habitants n’auraient plus personne pour les défendre. Or, il nous manque un bureau complet. Une association ne peut se reposer uniquement sur une ou deux personnes. Depuis que notre Vice-Président, M. ANTON a déménagé pour raisons personnelles, il ne reste que M.T. BRABANT en tant que trésorière et moi-même. Ce n’est plus tenable.
Nous avons besoin d’une secrétaire, d’un(e) vice-président (e), d’un (e) trésorier et  d’un ou une Présidente si quelqu’un était intéressé par la fonction.
Lors de notre assemblée générale extraordinaire devant décider de la dissolution de l’association faute de candidats au bureau, les personnes présentes ont toutes refusé cette dissolution. Une décision définitive aura lieu au mois de juin lors de la réunion du 7 juin à la M.J.C. à 19 h.

Nous lançons donc un appel aux bonnes volontés.
 
(extrait du journal de l'association, avril 2013)                       Eliane HORNUS

 

Appel d’un ancien Président : Rémi LESLE
                Je me permets ce petit message sur le journal de V.V.L. en forme d’appel pour le maintien d’une activité de l’association VIVRE AU VIEUX-LYON.
                Au moment où Eliane HORNUS, notre Présidente depuis 6 ans, commençait une démarche très intéressante auprès du collectif d’associations « VIVRE-LA-VILLE », je trouve vraiment regrettable que Lyon et le Vieux-Lyon ne soient pas représentés et parties prenantes, dans les échanges entre ces nombreuses villes françaises et européennes, cités historiques ayant souvent les mêmes problématiques que le Vieux-Lyon.
                Eliane HORNUS a su mener de belles actions au service des habitants du Vieux-Lyon pour lesquelles seule cette association pouvait prétendre. VIVRE AU VIEUX-LYON est reconnue et estimée auprès d’autres associations du quartier, mais aussi auprès des élus de la Ville de Lyon et bien sûr du 5e arrondissement.

                Nous avons décidé, lors de l’assemblée générale extraordinaire du 1er mars dernier de prolonger jusqu’à fin juin 2016 le bureau actuel. Sauvons cette association créée …en 1994 

 

Le mot de la Présidente :

Je vais vous consoler, enfin un peu, la plupart des villes européennes ont maintenant leurs quartiers festifs avec, comme vous le savez, profusion de discothèques, de bars à bières, de pubs. Que ce soit Strasbourg, Bordeaux, Rennes, Paris…mais aussi, Lisbonne, Londres, Berlin, Barcelone, Amsterdam…Genève !

Pourquoi parler des autres villes ? Parce que devant le laisser-aller des autorités de toutes ces villes qui défendent, comme elles disent, l’économie de la nuit, les différentes associations qui se sont constituées partout pour défendre les habitants ont décidé de former un réseau national et même européen sous la dénomination « VIVRE LA VILLE » lequel pour le moment compte 40 associations. Vivre-au-Vieux-Lyon a été contactée et a adhéré pleinement à ce réseau, lequel, dans un premier temps, a adressé une lettre à Mme RIVASI, eurodéputée, membre de la Commission Environnement, santé publique. Cette lettre fait ressortir le même constat dans toutes ces villes : attroupements fréquents, et même certains mois quai quotidiens, des consommateurs des bars, pubs, restaurants, discothèques sur la voie publique, musique tonitruante… dans des quartiers totalement inappropriés, ce qui perturbe gravement depuis plusieurs années les conditions de vie des habitants et génère un coût socio-économique élevé en termes de santé publique et menace la mixité sociale de ces quartiers, beaucoup d’habitants, de familles, préférant partir et louer leur logement à des colocataires. Quand les riverains demandent à dormir, on les accuse de vouloir faire mourir la nuit festive de leur ville. Ce phénomène prend de l’ampleur sans que les institutions européennes s’en préoccupent.

onc, les associations signataires de la lettre appellent d’urgence à intégrer les nuisances provoquées par l’animation nocturne dans le champ du droit européen, celui-ci ne visant actuellement que les nuisances sonores dues à la circulation, aux avions…..et à établir des seuils horaires aux acteurs de la nuit et ce, dans l’ensemble des quartiers habités.

Une réunion s’est tenue cette semaine à Paris à ce sujet. La presse nationale était présente, FR3 a passé notre réunion en direct. Des représentants venant de Lisbonne, de Barcelone, ont participé. Londres et Genève avaient adressé aux responsables de cette réunion les mesures fermes qu’elles avaient prises. Des villes de France étaient présentes comme Nantes, Strasbourg, Montpellier et … Lyon, représentée par notre association. J’ai eu l’occasion d’expliquer la situation du Vieux-Lyon : 1 établissement de nuit pour 27 habitants. Personne ne fait mieux ! ou plutôt pire ! sans parler des berges du Rhône ave leurs péniches-discothèques en double file le long du quai. Nous parlerons de cette réunion lors de notre A.G. du 3 mars à la M.J.C.

Eliane HORNUS

 

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 3 MARS 2015

Etaient présents :

Une trentaine d’habitants et trois adjoints de la mairie du 5e : Mme FAURIE-GAUTHIER, M. de SALINS, M. JABOULEY. Aucune personne de l’opposition n’était présente.

1° Marie-Thérèse BRABANT présente les comptes de l’association. Au 31 décembre 2014, ceux-ci présentaient un solde positif de 1 280 euros. Les principales dépenses se répartissent en : adhésion à la M.J.C., ainsi qu’à la location de la salle pour notre réunion mensuelle et celle de l’A.G., l’assurance, les frais d’impression, d’envoi, de papeterie de nos deux journaux, du compte rendu d’assemblée et de différentes lettres ou recherches. L’association compte environ 80 adhérents.

2° Eliane HORNUS soulève les problèmes récurrents :

- des travaux à effectuer quai Pierre Scize pour permettre le passage des fauteuils roulants. M. JABOULEY attend la décision des bâtiments de France, ceux-ci venant d’avoir le dossier.

- des pavés du Vieux-Lyon et principalement ceux de la rue Saint-Jean, source de chutes ceux-ci étant très inégaux, les habitants, comme les commerçants s’en plaignent.
M. JABOULEY souligne que les finances de la mairie ne permettent pas de refaire cette rue. La priorité est donnée à la rue Victor-Hugo qui rapporte plus que la rue Saint-Jean. Eliane HORNUS précise que ces pavés ne sont pas ceux d’origine. D’après une habitante, dont la famille est là depuis des générations, ceux-ci seraient ceux des abattoirs, les pavés d’origine ayant été donnés à une autre ville. On peut en voir quelques-uns rue de la Baleine. Il semble que personne n’était au courant. Des recherches seront faites.

- en ce qui concerne l’entrée dans le Vieux-Lyon, les bornes seront changées.

3°  Eliane HORNUS informe l’assemblée que VIVRE AU VIEUX-LYON a adhéré au réseau national et européen qui vient de se constituer à l’initiative de Strasbourg en relation avec Paris. Ce réseau veut lutter contre les nuisances sonores, principalement nocturnes, qui sont dues à la prolifération exponentielle des établissements de nuit dans la plupart des villes françaises et européennes.
Une réunion s’est tenue à Paris où des associations de riverains (300 personnes) de Nantes, Toulouse, Strasbourg, Montpellier… Lyon et Barcelone, Lisbonne, Genève, Londres étaient présentes ou, si elles ne pouvaient être présentes, avaient envoyé leur soutien. Il s’avère qu’on est face à un changement de société avec les problèmes liés à ces déferlements de « fêtards » :

- développement d’une industrialisation de la fête dans des lieux totalement inappropriés tels que les centres des villes historiques ;

- que cela perturbe les conditions de vie des habitants et leur santé (manque de sommeil = dépression + coût socio-économique élevé, sans parler des ravages de l’alcoolisme) d’où une menace de l’équilibre social des quartiers ;

- développement d’une concurrence entre villes ;

Les associations demandent :

- l’intégration des nuisances provoquées par l’animation nocturne dans le champ du droit européen lequel établisse des seuils et des limites horaires pour les bruits liés à l’économie de la nuit et ce, dans l’ensemble des quartiers habités des villes européennes ;
- un  aménagement adapté du territoire,
- la formation des gérants de ces établissements,
- la lutte contre la mono activité des quartiers,
- un contrôle des licences IV.

Nantes a réussi à supprimer les « afters ». M. de SALINS va se pencher sur la question. Un autre sujet : lorsque la police « ramasse » une personne en état d’ivresse très avancée, celle-ci doit être vue par un médecin, d’où transfert aux urgences à l’hôpital, attente de la police le temps que le médecin examine cette personne, puis retour à la cellule de dégrisement au commissariat. Tout ceci est une perte de temps pour les policiers. Dans certaines villes, la mairie a pris un accord avec S.O.S. médecins. Mme FAURIE-GAUTHIER va voir ce qu’il peut être fait au niveau de Lyon.

En ce qui concerne les terrasses, la mairie est en train de changer la réglementation. Nous ne savons pas encore ce qu’il en ressortira.

Les problèmes récurrents sont encore soulevés : terrasse du « de beers » situé dans un renfoncement de la Place Saint-Paul, ce qui accentue les bruits ! pas de réponse des adjoints de la mairie. Musique des deux magasins du marchand de bonbons rue Saint-Jean, la terrasse exponentielle place du Change, le bar de l’hôtel de la Tour Rose qui pose vraiment problème avec ses « pianos bar » avec chanteurs au micro, portes ouvertes, ou baffles avec le son monté au maximum, dans le restaurant au premier étage, fenêtre ouvertes, mais même fermées !! une pétition a déjà été faite, les habitants ne baissent pas les bras.

            La séance est levée à 20 h 45.

 

Le mot de la Présidente :

Tout d’abord, nous tenons à remercier les habitants, nombreux, qui nous ont envoyé leur cotisation 2013, à la suite de notre appel auprès d’eux dans notre journal de novembre 2013. Leur soutien montre qu’ils reconnaissent nos actions et qu’ils savent bien qu’il est nécessaire d’être groupés pour pouvoir se défendre contre toutes les nuisances dont le Vieux-Lyon souffre. Nos rapports avec les adjoints de la mairie du 5e, ainsi qu’avec ceux de la mairie centrale, nous permettent de leur signaler les abus de tel ou tel établissement, les problèmes d’hygiène, de propreté, de voirie, les panneaux de licence IV abusivement installés, etc…
Quelques esprits chagrins ont cru devoir nous envoyer des papiers anonymes ou mails. Quel courage ! Nous avons donc des lecteurs assidus. Propos déformés, il fallait s’y attendre, mais quand même quand il est dit : la nuit le quartier est l’un des moins fréquentés de Lyon : à une heure du matin, il devient même ville-morte, les habitants de la rue de la Baleine, du quai Romain-Rolland, de la Place Saint-Paul, de la rue Saint-Jean, de la rue Monseigneur Lavarenne, de la rue Saint-Georges, et j’en passe, apprécient particulièrement. Je dirais plutôt que la vie nocturne du Vieux-Lyon commence à 1 h du matin. Je dois encore le répéter : tous les établissements pubs, bars ont l’autorisation d’ouverture du Préfet jusqu’à 4 h du matin, les discothèques, loi nationale, jusqu’à 7 h du matin, mais il y a aussi les « after » de 5 h du matin à midi ! Il suffit, nous refermons la parenthèse.
Un quartier ne peut-être uniquement festif. Un quartier n’a une âme que grâce à ses habitants et non pas grâce à des noctambules qui ne font que passer. Le Vieux-Lyon a d’ailleurs deux visages. Un, très agréable, le jour où les gens se connaissent, se parlent, renseignent les touristes, les font même entrer dans les immeubles fermés pour qu’ils puissent voir certaines cours. Et un autre, lequel, malheureusement, pose problème du fait d’une concentration abusive d’établissements nocturnes, attirant une population braillarde, alcoolisée, se moquant éperdument des habitants. Dans certains endroits, la police est présente chaque week-end à cause de rixes. Est-ce cela s’amuser, faire la fête ?

NOUS LE REPETONS, LES NUISANCES DE TOUTES SORTES ET PRINCIPALEMENT SONORES, NE SONT NI DE GAUCHE NI DE DROITE ! C’EST POURQUOI NOTRE ASSOCIATION EST APOLITIQUE !

Eliane HORNUS

 

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 25 MARS 2014

Étaient présents :
Une trentaine d’habitants du Vieux-Lyon.
M. JABOULEY, adjoint à la propreté, voirie, déplacements, représentait la mairie du 5ème.

Eliane HORNUS fait le point sur les différents problèmes dont l’association a été saisie par les habitants, au cours de l’année écoulée :

Problème du trottoir du quai Pierre Scize ne permettant pas à un certain endroit au fauteuil pour handicapé de passer. Il semble néanmoins nécessaire de faire un rendez-vous sur place entre la mairie (M. JABOULEY) et l’association afin de déterminer exactement le lieu qui est en cause, car il semble que tout le monde ne soit pas d’accord sur ce point crucial. M. JABOULEY pense que des travaux pourraient être faits en 2015 à l’endroit où le quai se rétrécit, mais il fallait trouver d’autres places de stationnement pour compenser celles supprimées par ces futurs travaux, ce qui semble avoir été le cas.
L’autre problème pour les fauteuils des handicapés :
la desserte du quai Bondy de la navette fluviale.

Problème de ventilation : l’association a été contactée par une habitante au sujet de la mauvaise ventilation de restaurants en bas de chez elle. L’Ecologie Urbaine que nous avons contactée semble avoir résolu le problème.

Un restaurant s’était attribué une licence IV. Contactée par nos soins, la mairie a fait retirer le panonceau installé impunément. Pour information, la licence IV n’est attribuée qu’aux bars, pubs, discothèques (plus maintenant d’ailleurs).

Une discussion générale commence avec les points habituels : nuisances sonores toute la nuit à certains endroits du Vieux-Lyon : rue saint-jean, quai Romain-Rolland, rue de la Baleine, rue Monseigneur Lavarenne, place Saint-Paul, place du Gouvernement…

Ces nuisances étant le fait de la clientèle des discothèques, des pubs, celle-ci se répandant ensuite en hurlant fortement alcoolisée dans tout le Vieux-Lyon. Il est à ce sujet intéressant de savoir s’il est judicieux d’accorder une ouverture toute la nuit à une boulangerie qui vend des viennoiseries à cette clientèle qui déambule ensuite dans la rue Saint Jean en provocant des nuisances diverses et répétées. Il en est de même pour un commerçant vendeur de pizzas qui génère un regroupement de personnes alcoolisées en fin de soirée et au petit matin laissant derrière eux détritus et autres déchets.

Un habitant soulève le problème de la sécurité au petit jour. Il part faire son jogging à 7 h le matin, heure à laquelle les discothèques ferment. Bagarres, rixes. La police nationale est là, comme pratiquement tous les weekends pour gérer les clients alcoolisés qui sortent de certains établissements de nuit situés sur les quais et qui prennent ensuite la route dans leur véhicule personnel ! Sa fille ne veut plus sortir le matin. Ce n’est pas la première fois qu’on nous signale ce fait : des jeunes filles, femmes, ont peur le matin !

Des habitants nous signalent aussi les jeunes de l’auberge de jeunesse qui reviennent en hurlant montée du chemin neuf. Nous prendrons rendez-vous avec le directeur pour voir s’il peut les raisonner avant leur sortie.

M. VAGANAY soulève le problème des restaurants qui sortent leurs poubelles, place du gouvernement entre autres, à 1 h du matin. Elles restent donc toute la nuit dans la rue attirant les rats. Les éboueurs avec le système complet sortent les poubelles et les rentrent aux alentours de 6-7 h du matin. Il n’y a donc aucune raison pour que celles-ci restent toute la nuit dans la rue. Question de police municipale non présente précise Éliane HORNUS puisqu’il n’y en a plus à partir de minuit.

Question récurrente d’urbanisme : les pavés. Extrêmement irréguliers, il faut le reconnaître, source de chutes. Ceci est dû à plusieurs causes, les travaux car une fois ceux-ci effectués, les ouvriers remettent les pavés comme ils peuvent, ceux-ci n’étant pas des spécialistes pour ce travail, les caves qui se trouvent sous les chaussées. La mairie devrait étudier cette question.

La police municipale est d’ailleurs mise en cause par les habitants, ceux-ci considérant qu’ils ne font pas leur travail quant aux musiques que certains établissements font hurler toute la journée, et quant au dépassement du nombre de tables des terrasses.

L’association demande de nouveau que le nombre de tables de terrasses autorisées par la mairie soit affiché sur les vitrines des restaurants concernés. Ils trouvent aussi que la mairie autorise trop de terrasses. Certains sont d’accord pour dire qu’il y en a 30 % de trop.

Les habitants trouvent aussi anormal qu’une petite cuisine d’un restaurant constituée pour une grande partie par des micro-ondes ait l’autorisation d’une très grande terrasse.

Toujours les restaurants : interdiction de racolage, mais l’arrêté n’est pas passé !

L’année dernière nous avions émis le vœu que les « musiciens des rues » aient une autorisation d’« exercer » à certaines heures, comme c’est le cas dans le métro parisien. Rien n’a été fait à ce sujet.

En résumé, les habitants voudraient être mieux considérés par la mairie, alors qu’ils ont le sentiment que celle-ci ne s’occupe que des commerces.

BUREAU
Le bureau a changé. Il est constitué maintenant de :
Éliane HORNUS reconduite dans ses fonctions de présidente
Marie-Thérèse BRABANT, reconduite dans ses fonctions de trésorière
M. ANTON (enseignant)
M. MARTIN

 

COMPTE RENDU DE L’ASSEMBLEE GENERALE DU 18 AVRIL 2013 :

Étaient présents : en dehors de quelques habitants du Vieux-Lyon, M. de SALINS, Premier Adjoint de la mairie du 5e, Mme LEROY, adjointe à la mairie du 5e pour le Commerce et l’artisanat.

Marie-Thérèse BRABANT présente les comptes. Notre trésorerie tourne autour de 800 euros. Nous avons donc dû réduire la publication de nos journaux à 2 au lieu de 3 annuellement. En effet, l’impression, la papeterie, la cartouche d’encre, les timbres coûtent 180 euros. A cela, il faut rajouter la location de la salle à la M.J.C. pour nos réunions et notre renouvellement d’inscription, soit 150 euros, plus l’assurance obligatoire. Pour le moment, il n’y a que 21 adhérents qui ont cotisé sur 79 adhérents inscrits.

Éliane HORNUS présente nos différentes actions et rendez-vous avec les élus et la police :

- grâce aux habitants de la rue de la Baleine, nous avons soulevé le problème de cette rue au niveau propreté, d’autant plus que c’est par cette rue que les touristes entrent dans le Vieux-Lyon depuis quelques mois. Les photos prises par les habitants de touristes zigzaguant au milieu d’ordures, urine et autres déchets ont soulevé un « tollé » général de la part des responsables de la mairie entre autres du service de Mme FONDEUR (DECA). Elles ont aussi provoqué la réaction du Progrès auquel nous les avions fait parvenir, ce qui a eu pour conséquence un article d’une page entière dans le journal. Des mesures ont été prises par les services concernés M. Jabouley à la Mairie du 5e et le Grand Lyon) et on a pu constater une nette amélioration.

- des invasions de rats dans le square du Bœuf en septembre ont aussi été signalées par VIVRE AU-VIEUX-LYON aux autorités compétentes : Écologie Urbaine et Grand Lyon. Les services ont pris les mesures nécessaires. A ce sujet, Éliane HORNUS soulève le problème de la dératisation dans le Vieux-Lyon, secteur particulièrement attrayant pour ces rongeurs. Il s’avère qu’il est absolument indispensable qu’une dératisation systématique dans les égouts soit effectuée par le Grand Lyon deux fois par an, ce qui n’est pas le cas actuellement, celui-ci n’intervenant que lorsque des rats sont signalés !

- Éliane HORNUS soulève le problème des rénovations-restaurations des immeubles. En effet, celles-ci sont très chères (ex. un immeuble rue Saint-Jean : 400 000 euros) et les propriétaires sont très peu aidés. Elle suggère la création d’un fonds pour aider les propriétaires qui serait alimenté par une petite taxe payée par les touristes par l’intermédiaire des restaurants, des gîtes, des chambres d’hôtes, des hôtels. M. de SALINS en prend note.

- ensuite, Vivre-au-Vieux-Lyon met en avant les différentes nuisances, principalement sonores, que les habitants lui ont signalées et dont certaines ont fait l’objet d’une pétition déposée auprès de la police municipale :

  • les magasins qui passent de la musique à un niveau sonore insoutenable pour les habitants, ainsi que pour les commerçants installés à côté des fauteurs de troubles. Ceux-ci espèrent, au détriment de leurs collègues voisins, attirer la clientèle par ces musiques tonitruantes sortant de leurs magasins.
  • les orchestres de rue, sonorisés ou pas. Un habitant propose à M. de SALINS de délivrer une autorisation à certains et uniquement à certaines heures, ce qui empêcherait cette cacophonie continuelle dans les rues. Une carte leur serait délivrée avec les heures autorisées. Proposition ayant retenu l’attention de celui-ci.
  • les orchestres que certains établissements font venir en fin de semaine et qui jouent sans être reliés au limiteur de son : ex. rue Saint-Georges. D’autres qui font venir des danseuses « orientales  » avec tam-tam, tambourins, ceux-ci ne pouvant être reliés à un limiteur de son, sans souci des voisins.

Pour ces cas là, le rôle de la police municipale est posé. En effet, il s’avère qu’elle ne réagit pas systématiquement en demandant de baisser le volume, la musique ne devant pas être entendue de la rue. Or, dès le beau temps, les portes des commerces, restaurants, bars, pubs sont ouvertes. Quant à distribuer des amendes…

Une réunion avec M. Canque, Commissaire du 5e, a eu lieu début décembre 2012, ce qui nous a permis de faire le point sur les établissements à problèmes et autres nuisances.

Il s’avère qu’un établissement voulant se déclarer discothèque doit avoir une piste de danse, un sas d’entrée, un portier, une caisse enregistreuse et… point important, un limiteur de son, celui-ci devant être vérifié par l’Ecologie Urbaine. A chaque changement de propriétaire ce limiteur de son doit être contrôlé. Un arrêté datant du 20 mars 2012 oblige les gérants à déclarer leur discothèque en cas de changement de destination ou de nouvel établissement. Cette déclaration doit être fournie à la police en cas de contrôle.

On a pu constater que les patrouilles de la police nationale, à pied, à moto, très présentes l’année dernière au printemps jusqu’à fin juin, patrouilles très appréciées des habitants, n’ont pas été renouvelées pendant les mois d’été. Elles ont été de nouveau en activité à partir de la mi-octobre, mais, nous semble-t-il en nombre nettement moins important.

M. Canque nous a fait remarquer lors de la réunion de décembre que les fêtes du beaujolais, celle de la Saint-Patrick ont été sous contrôle cette année et n’ont pas fait l’objet de débordements comme les années précédentes : responsabilisation des gérants avant ces fêtes par la police municipale et beaucoup de policiers lors de ces manifestations. Nous l’avons effectivement constaté.

M. de Salins fait remarquer que des « descentes » de police qui avaient lieu de temps en temps sont faites systématiquement chaque week-end.

Mme LEROY arrive un peu en retard, retard pour raisons professionnelles dont elle avait eu l’amabilité de nous informer. Nous parlons donc des terrasses : certains établissements non respectueux des règlements… et des habitants sont suivis par la mairie (Mme LEROY).

Une réunion sur ce thème avait été organisée par Mme LEROY, fin février avec quelques associations dont V.V.L. et la DECA (Direction de l’Economie, du Commerce et de l’Artisanat), cette réunion ayant pour but de rappeler la réglementation.

Mme LEROY nous informe qu’il y a 158 terrasses dans le Vieux-Lyon. Certaines autorisations de terrasses sont reconduites de mois en mois quand il y a problème, des P.V. ont été donnés avec une autorisation de terrasse décalée d’un mois : avril au lieu de mars. Une lettre doit être envoyée à tous les établissements pour rappel de la réglementation.

M. de Salins précise qu’ils ont obtenu que la terrasse de la place du Change posant problème soit réduite de 15 %. Lors de la dernière réunion, il avait précisé qu’il était nécessaire de baisser les autorisations de terrasses dans le Vieux-Lyon de 30 %.

Mauvaise nouvelle : la fête de la musique dans le Vieux-Lyon sera aussi bruyante que les dernières années : les établissements auront le droit de sonoriser leurs terrasses ! Éliane HORNUS leur suggère de remplacer toute cette musique et orchestres techno répartis dans le Vieux-Lyon par les musiques du monde qui s’étaient produites dans les jardins de la mairie du 5e l’année dernière, mais n’a pas été entendue.

La séance est levée à 20 h 30

Éliane HORNUS

 

LE JOURNAL – NOVEMBRE 2013 – le mot de la Présidente

De nombreux habitants prennent contact auprès de notre association afin d’avoir des renseignements sur un sujet qui les préoccupe. D’autres même nous demandent d’intervenir auprès des adjoints de la mairie, de la police, sur des sujets divers tels que : les nuisances olfactives, sonores de tel ou tel établissement, des problèmes de propreté, de rats et même dernièrement des problèmes de voirie liés à des situations de handicap, de licence IV encore attribuée contre l’arrêté préfectoral de 2010... Nous avons toujours répondu présents à de telles demandes, certains ne sachant où s’adresser ou n’osant pas le faire directement. Nous ne faisons pas de différence entre les adhérents et les non adhérents, nous répondons systématiquement ou leur demandons de venir à notre réunion mensuelle du premier mardi du mois.

Paradoxalement, cette année le nombre d’adhérents a chuté de moitié. Nous vous rappelons que l’association n’est pas subventionnée et nous nous refusons à le faire car cela pourrait créer un lien de dépendance vis-à-vis de la mairie, ce que nous ne souhaitons pas. Nous sommes la seule association dans le Vieux-Lyon dans ce cas.

Actuellement, les rapports avec les adjoints de la mairie et la police nationale sont courtois. Ils nous écoutent, répondent et agissent. Il est sûr que certaines « poches » du Vieux-Lyon résistent telles la rue de la Baleine-quai Romain-Rolland avec les discothèques, et même à cet endroit là, la police nationale est très présente en fin de semaine, avec des « descentes » presque systématiques. Certains habitants ont constaté la présence de policiers à 4 h ½ du matin en surveillance. Autre « poche  » : la place Saint-Paul avec ses bars à bières.

Pour en revenir au budget de notre association, celui-ci donc diminue fortement. Même si toutes les personnes du bureau sont évidemment bénévoles, nous avons des frais d’imprimerie du journal, la location de la salle à la MJC et du siège social, divers timbres, papier, enveloppes…

Peut-être cette désaffection vient-elle du fait que l’on a réglé beaucoup de problèmes et que tout va bien ? Effectivement, dans ce cas, nous n’avons plus de raison d’être. Pourtant, il reste encore beaucoup à faire, ce que je constate en voyant les habitants se plaindre, en me promenant dans les rues. Je reste persuadée que si nous n’étions pas là, tout partirait à nouveau à vau-l’eau.

Peut-être cela vient-il du fait qu’il n’existe pas de solidarité ? En effet, quand quelqu’un a réglé son problème, terminé, il ne cotise plus et ne revient plus. Mais les autres qui sont toujours ennuyés y pense-t-il ? Chacun voit son pré carré. Pourtant, ce qui est réglé momentanément risque de nouveau de se reproduire par exemple à un changement de gérance et bientôt avec les élections municipales de nouveaux interlocuteurs possibles.

Pourquoi, allez-vous me dire, continuons-nous à nous occuper de notre association? parce que c’est un quartier exceptionnel de par son architecture. Il est absolument anormal qu’il soit devenu un lieu où les Lyonnais et la banlieue lyonnaise viennent la nuit s’alcooliser car, contrairement à ce que dit et redit la mairie, ce ne sont pas les touristes la nuit qui font du chahut. Les touristes sont là dans la journée et ne gênent pas les habitants. D’autre part, il serait bon que les familles reviennent, que les propriétaires qui ont fui le quartier arrêtent de louer en colocation, la plupart des colocataires, pas tous heureusement, croyant qu’à Saint-Jean tout est permis passent leurs sonos à plein tube, sans aucune considération vis-à-vis des autres habitants. De plus, ils ne restent que très peu de temps dans ce quartier et s’arrogent le droit de faire des « soirées » alcoolisées, bruyantes, sans souci des autres habitants qui respectent, eux, leurs voisins.

Il faut donc agir tous ensemble pour que ce quartier redevienne un vrai quartier d’habitants, avec des commerces de proximité et non pas juste des commerces destinés aux touristes tels que des glaciers, des magasins de bonbons, des sandwicheries, même la pharmacie de la rue Saint-Jean a été remplacée par un glacier ! Nous vous attendons donc tous nombreux pour ce faire.

Éliane HORNUS